Vous dites "Yoga et santé" ?

Auteur: 
MAMAN Laurence

Au fil de mes années de pratique et d’enseignement du yoga, qui commencent à compter, ma position par rapport au concept de « Yoga et santé » s’est modifiée. Je vais tenter de rendre compte ici de l’état actuel de mes réflexions.
 
J’ai initialement été encouragée par Desikachar à tirer parti de ma formation médicale en me concentrant particulièrement, dans les ateliers, stages ou sessions de formation de professeurs, sur les spécificités de l’enseignement à des personnes touchées par la maladie. Dès cette époque, j’ai préféré utiliser la terminologie « Yoga et santé » plutôt que « Yogathérapie ». En effet, je considère que l’objectif central du yoga n’est pas le traitement des maladies : cette démarche passe par un « savoir y faire » avec les accrocs de santé mais s’oriente fondamentalement vers la chute des identifications, vers une liberté intérieure, vers une sérénité dans la reconnaissance de notre singularité qui implique une certaine solitude.
 
Il reste très important de pouvoir repérer les troubles de santé et leur expression dans le corps et le psychisme, d’affiner la mise en œuvre des « bonnes ou moins bonnes » pratiques. Cependant, je voudrais aujourd’hui évoquer autre chose.

Quelques définitions
 
Selon le Yoga-sûtra, la maladie, avec les troubles qu’elle engendre, est clairement un obstacle sur le chemin du yoga. Ni plus ni moins. Plus généralement, on peut dire que les maladies ont des impacts très divers sur la possibilité de « bien vivre sa vie ».
 
J’en trouve de nombreux exemples dans ma pratique médicale:
Dans le courant d’une même journée, récente, un patient, représentatif de plusieurs autres, est venu me consulter avec une liste détaillée de petits maux qui l’obsèdent et pour lesquels il est en demande de traitements homéopathiques considérés comme non agressifs. Dans nombre de tels cas, aucun médicament n’est nécessaire, encore faut-il passer du temps à le faire entendre. D’autres patients, atteints de maladies très handicapantes, « font avec », comme cette femme, hémiplégique par AVC : elle se déplace très difficilement mais a gardé, voire amplifié, tout son intérêt pour la lecture et la réflexion.
Lequel de ces deux patients est-il le plus malade ?
 
Quelles définitions de la santé retenir ?
 
            - Voici ce qu’on trouve dans le Larousse:
Nom féminin (latin sanitas, -atis, de sanus, sain):
  • État de bon fonctionnement de l’organisme.
  • État de l’organisme, bon ou mauvais : Être en mauvaise santé.
  • Équilibre psychique, harmonie de la vie mentale : Santé morale.
  • État sanitaire des membres d’une collectivité : Constater une amélioration de la santé d’un pays.
  • État, situation, satisfaisants ou non, de quelque chose dans le domaine économique, social : La santé de l’euro.
  • La définition de l’OMS, en 1948 : « Un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » Aujourd’hui, en commentant ce texte, je dirais « quelle ambition, quel idéalisme... ». Qui dans le monde peut prétendre être dans ce « complet bien-être »? Même s’il est essentiel de prendre en compte les dimensions physiques, psychomentales et sociales.
  • Et en effet, cette définition a été considérée comme irréaliste, ce qui a conduit l’OMS à la reprendre en 1984 : « Mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut, d’une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et, d’autre part, évoluer avec le milieu ou s’adapter à celui-ci. La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne, et non comme le but de la vie ; il s’agit d’un concept positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles, ainsi que les capacités physiques. » Il me semble que le yoga s’inscrit plus volontiers dans ce type de projet, avec toutefois la nécessité de s’interroger sur l’importance de la primauté accordée à l’« individu » ou à l’entité « groupe ».
 
« Comment vous sentez-vous ? »
 
Mais pour aujourd’hui, je préférerais aborder le concept « yoga et santé » à partir d’une formulation volontairement équivoque : « Comment vous sentez-vous ? »
 
Car les effets étonnants de la pratique du yoga sont en bonne partie le résultat de ce qui s’y apprend : que ceux qui le pratiquent développent leur sensibilité, qu’ils puissent observer de plus en plus finement la structure du corps, son fonctionnement, les mouvements, interactions, perturbations qui y surviennent sous l’influence de facteurs « internes »  et « externes ». A partir de cela, se trouvent souvent des solutions pour rendre plus agréable l’état de santé. Et le rôle du professeur est en bonne partie de guider l’élève vers la possibilité de le faire lui-même (cf. svatantra : autorité personnelle, autonomie). Ce « sentir » ne doit absolument pas être escamoté au profit d’un « agir »/« réagir » qui, mis en œuvre trop tôt, pourrait entraîner sur de fausses pistes.
 
Le corps-oiseau

La métaphore du corps de l’homme vu comme celui d’un oiseau, et quintuple, présentée dans la Taittirîya upanishad, m’inspirera ici encore quelques propositions:
  • Le corps « de chair » le premier, le plus tangible, est abordé à partir de la pratique du yoga avec la question suivante :
Qu’est-ce que je sens de manière localisée dans différents lieux de mon corps : dans la «charpente » – le rachis, les membres, la tête, les articulations, les muscles... – ; dans le ventre, la poitrine, la gorge, le visage, le bas du corps, le haut du corps... ; dans le nez, la bouche et autres orifices du corps ?
Et par conséquent : d’où part cette douleur, ou cette sensation, quelle relation est-ce que je ressens entre la partie du corps concernée et d’autres parties ? Pas seulement pendant ma pratique de yoga mais aussi dans mes activités et gestes du quotidien.
En conséquence, que se passe-t-il quand je modifie un peu ma position, quand je tourne un peu différemment un membre, quand je positionne autrement mes épaules... Et souvent, ces « petites » prises de conscience et ces « petits » changements auront de  grands effets.
 
  • Le corps dit « d’énergie », de vitalité, se révélerait par les caractéristiques et variations de ce qui est perçu comme animant le corps « de chair » : sensations générales de vitalité ou de fatigue, de vivacité ou de lenteur, d’agitation désordonnée ou de tranquillité, rythme cardiaque, rythme et caractéristiques respiratoires, répartition de la chaleur dans le corps, zones de tension, zones perçues comme « vides »...
Bien entendu, les techniques de prânâyâma sont en première ligne des propositions du yoga pour agir à ce niveau mais comme nous le verrons bientôt, il faut aussi prendre en compte les effets de la parole et de la pensée.
 
  • Le corps « mental », marqué par les effets des apprentissages, de la transmission d’une façon de se tenir, de bouger, de parler, de penser, en accord avec les schémas dominants dans un contexte social et culturel donné. Ce qui peut donner lieu à l’enfermement dans des réponses stéréotypées et inadaptées aux situations vécues. Avec le corps suivant, il est le domaine de la parole et de la pensée. Avec le corps précédent et le corps suivant, il contribue à forger le schéma corporel.
Le choix, dans la pratique du yoga, de bhâvana, c’est-à-dire d’intentions particulières énoncées par le professeur, contribue à ouvrir le champ des possibles et des solutions à trouver en telle ou telle circonstance.
 
  • Le corps « de conscience personnelle », dépendant des paroles : d’abord celles qui, entendues depuis le plus jeune âge, véhiculent une identification entre l’enfant et son image perçue dans le miroir et nommée par l’Autre. Puis celles qui ont eu, ont, auront un impact direct sur le corps sous la forme de sensations parfois très aiguës, telles que la chaleur de la honte ou de la colère, l’oppression de la tristesse, la torsion de la peur, le sourd inconfort de l’angoisse, la sidération par la violence vécue, le souffle coupé par la parole inouïe, la détente par la parole aimante...
Un certain nombre de ces sensations ou de ces affects marqués, un jour, dans le corps ou le psychisme, seront de plus en plus facilement reconnaissables, lorsqu’ils surgiront à nouveau, par ceux qui font, par exemple dans des temps méditatifs, l’expérience d’en débusquer l’empreinte avant même que leur développement ne devienne pathogène.
 
  • Le corps « de jouissance », « somme des émotions », disait Desikachar, siège de la capacité de goûter avec acuité et sérénité ce qu’apporte la vie, mais aussi de la possibilité d’être débordé par l’intensité des expériences. Dans ma pratique médicale, je rencontre souvent des patients qui sont ainsi débordés, au moins par moments, à des degrés divers, par exemple dans des contextes professionnels très sollicitants ou des relations personnelles compliquées.
Il est clair que le cadre fourni par le yoga sous la forme de rendez-vous réguliers avec soi-même, faisant coupure avec l’ambiance et le rythme dans lesquels on vit, a en soi des chances d’offrir les circonstances d’un apaisement, de contenir ce qui, de ces sensations, serait en excès.
 
D’abord, ne pas nuire
 
Il n’est pas inutile de repérer comment, concrètement, aborder en yoga des situations pathologiques : d’abord ne pas nuire, trouver comment le yoga peut être pratiqué en dépit de la présence de troubles, comment il pourrait contribuer à les améliorer. Mais il n’y a pas de recette toute faite.

Et la préoccupation de la  maladie a, au moins en partie, valeur de symptôme de blocage : la maladie, pour le yoga, pose problème quand elle est un obstacle.
Obstacle par rapport au déploiement d’énergie et à la détermination nécessaires pour affiner la connaissance de soi et de ce qui meut chacun différemment.
Obstacle à la chute des identifications à des groupes, à des fonctions, à l’« air du temps », à la projection des représentations d’autrui.
Obstacle, donc, sur le chemin « vers un soi » plus conscient de sa singularité, de sa responsabilité, de sa possibilité de choix.

Par Laurence Maman, médecin, professeur et formatrice certifiée




 

Yoga au Carreau - Cœur ensoleillé

Auteur: 
PRIOUL Sylvie




 

L'Institut Français de Yoga - Ile-de-France présente

Yoga au Carreau
Cœur ensoleillé
Oui j'y vais !



Dimanche 3 juillet, venez partager un moment de yoga avec nous. Avant de plonger dans l'été, accordez-vous une halte stimulante.
Se rencontrer, se retrouver, pratiquer ensemble, saisir l'instant, se laisser guider dans la détente et le plaisir.

 


Pour cette deuxième édition de Cœur ensoleillé au Carreau du Temple, deux pratiques d'une heure et demie vous sont proposées simultanément,
l'une guidée par Sylvie Prioul et Anne Guérin, l'autre par Lina Franco et Pascale Jaillard.
Après les séances, une rencontre avec les professeurs de l'Institut français de Yoga permettra aux participants qui le souhaitent de découvrir
les différentes applications du yoga telles qu'elles sont proposées par l'IFY-IDF.  

La matinée se terminera par un moment de convivialité autour d'un verre de... jus de fruit.
N'hésitez plus à laisser votre cœur s'ensoleiller.

 

Programme

10h : accueil des participant(e)s

10h30-12h : pratique sur le tapis
Salle 1 : Sylvie Prioul et Anne Guérin
Salle 2 : Lina Franco et Pascale Jaillard

12h15-13h : moment d'échange

 


La mouche et le pot de miel

Auteur: 
RIVOT Antonia

Il était une fois une petite mouche ordinaire qui vivait avec ses frères et sœurs ordinaires sur un gros tas d’ordures.
 
Ce tas d’ordures, comme vous l’imaginez était poussiéreux et malodorant au possible ! Mais les mouches n’en avaient cure et adoraient leur tas d’ordures…
Elles essayaient bien quelquefois d’aller voir ailleurs mais, invariablement, elles revenaient sur leur tas d’ordures favori.
 
Pourtant un jour, l’une d’elles, plus futée peut-être, décida de s’aventurer plus loin, et elle découvrit, ô merveille ! Sur le bord d’une fenêtre, un grand pot de miel doré. Elle en fut toute retournée ! Jamais elle n’avait senti une si délicate odeur ! Jamais elle n’avait rien vu de plus beau !
 
Avec précaution, elle posa une patte sur le miel et goûta. C’était si savoureux, si suave, qu’elle y mit une autre patte… « Que j’ai de la chance, pensa-t-elle, d’avoir découvert un tel trésor ! »
Quand elle fut pleinement repue, elle s’en retourna d’une traite vers le tas d’ordures malodorant.
Mais dès le lendemain, la petite mouche repartit pour s’abreuver de ce doux nectar, et ainsi chaque jour.
Elle avait bien essayé de convaincre ses frères et sœurs de l’accompagner mais rien à faire, ils étaient très contents sur leur tas d’ordures et n’avaient nulle envie d’en partir.
Alors elle s’en allait seule vers son pot de miel.
 
Cependant, tandis qu’elle se délectait, elle ne pouvait s’empêcher de penser à ses frères, ses sœurs sur leur tas d’ordures … « C’est étrange, se disait-elle, que je reste ainsi attachée à ce tas d’ordures. » Et, en dépit de la joie que lui procurait le miel, son attachement à ses mauvaises habitudes la forçait à revenir sur ses pas… jour après jour… Elle en était très malheureuse, car elle n’éprouvait plus de joie ni sur son tas d’ordures ni dans son pot de miel ! Elle était très déchirée !...
 
Or, un jour qu’elle était posée au bord du pot, une brise soudaine projeta directement la petite mouche dans le pot de miel. Elle en fut aussitôt pénétrée de douceur et de pureté. Immergée dans le miel, elle se sentit transportée de joie, oubliant ses frères, ses sœurs et tout le reste pour de bon. Jamais plus elle ne repensa au tas d’ordures, tout son être était transformé !
 
Ainsi en va-t-il de nous. Notre mental est comme la petite mouche. Il goûte un jour les délices du miel de la Connaissance, mais ses attachements et ses désirs le ramènent immanquablement vers son tas d’ordures : le monde matériel. Il reconnaît la supériorité de la saveur spirituelle, mais il ne peut s’empêcher de retourner sur ses pas…
 
De la même manière, lorsqu’un être se trouve immergé dans la pureté et la douceur de la vie spirituelle, il ne souhaite plus jamais revenir en arrière, il n’a plus à lutter contre ses désirs, ses attachements, ses pulsions,
 
Il est libre...                                                                      Swami Sankalpananda Saraswati

Antonia Rivot, Présidente IFY-IDF

Rencontre avec Paula Gabinski Ratsimba


Après avoir rencontré Paula, maman de trois grands garçons, qui enseigne l’anglais et le yoga, je pense à cette phrase de Lina Franco quand nous préparions le Carreau du Temple : « Cela ne va pas être facile de présenter toutes les richesses des enseignants de yoga tant elles sont nombreuses ! »
Je vous laisse juge : après une formation de mime avec Ella Jaroszewicz au Studio Magenia, elle poursuit des études de théâtre à l’université de Saint-Denis et fréquente l’Ecole Jacques-Lecoq pour des cours de « théâtre gestuel ».

Habilleuse, entre autres,  à l’Alcazar, au Moulin-Rouge et au Théâtre des Quartiers d’Ivry, elle décide d’interrompre cette activité à la naissance de son troisième enfant, les horaires de nuit étant peu compatibles avec la vie de famille... Elle commence à enseigner l’anglais, qui est sa langue maternelle, en tant qu’intervenante dans les écoles primaires.

Elle découvre le yoga de l’IFY en suivant les cours de Paco, un élève de Marina Margherita, puis se forme auprès de Marina et devient enseignante de yoga (promotion 2006-2009) à Courtry, Chelles et Lagny (Seine-et-Marne). Elle fait partie de l’association Instant Yoga qui regroupe des enseignantes formées par Marina Margherita
.
 
Marie-Christine Tchernia - Quel était ton sujet de mémoire ?

Paula Gabinski - « La création d’un espace dans lequel l’élève peut expérimenter et apprendre en toute confiance ». Mon sujet de mémoire partait de mon expérience de l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires, dans les lycées professionnels et les cours pour adultes. Quel que soit leur niveau et leur âge, les élèves arrivent avec des doutes et des difficultés d’expression. J’ai  proposé un enseignement plus réactif et plus ludique avec des situations et des jeux où l’expression orale domine tout en mettant le corps en action. Une mise en pratique du sutra II-3 : « Dans l’oppression due au doute, cultivons l’attitude mentale du contournement ». 

Tu enseignes le yoga depuis sept ans maintenant, de quoi es-tu le plus fière ?
J’ai accompagné en cours individuel un enfant autiste de 10 ans pendant deux ans, cela a été une expérience humaine très bouleversante. Et puis il a déménagé. Les progrès étaient très sensibles.
En mars 2015, au premier Salon des Femmes Entrepreneurs de Chelles, Claude, atteinte de la maladie de Parkinson, est venue à ma rencontre pour demander des cours de yoga dans l’optique de monter un cours collectif. Nous avons commencé avec les cours en individuel jusqu’à la mise en place d’un cours de groupe d’une heure trente à Lagny en septembre 2015. Il est destiné aux personnes malades et aux aidants familiaux. A cette occasion, j’ai trouvé du soutien auprès de Patricia Dautin, professeur IFY, qui a un groupe à Pontault-Combault.

Tu enseignes aussi à d’autres publics ?
Oui  j’enseigne aux enfants, aux adultes, aux seniors. J’ai développé aussi  des cours de yoga prénatal et postnatal après avoir suivi un stage de Bernadette de Gasquet « Yoga et maternité ».  J’avais envie d’un yoga qui s’adresse aussi au corps féminin avec tous ses bouleversements
Dans ce stage il y avait à la fois description physiologique de la grossesse et toutes sortes de propositions corporelles pour aider à un mieux-être et à l’apaisement du mental. C’est un véritable plaisir de voir comment le travail respiratoire, qui va dans le même sens que le nôtre,  est immédiatement senti par les femmes enceintes. En plus j’ai acquis des outils qui peuvent aider au placement du bassin que l’on peut guider à tout public.

Il y a eu aussi d’autres rencontres de formateurs...
Grâce à Michel Alibert, j’ai senti la finesse du mouvement respiratoire et la subtilité du diaphragme. Thierry Jumeau m’a formée au yoga-nidra. Je continue à travailler régulièrement en post-formation avec Marina (cours individuels, ateliers) qui, avec un enseignement clair, me ressource et me donne confiance…

Quels sont les sutras qui te portent ou ceux que tu aimes transmettre ?
Les yamas et les niyamas, les disciplines relationnelles. J’aime bien le sutra II-37 qui parle de l’honnêteté : être qui l’on est. La sensation d’être claire dans l’instant, de faire des rencontres réelles,  accepter d’être une personne gentille ! 

Je sais que tu as des projets qui te tiennent à cœur...
Je suis en train de créer une association qui va s’appeler Elan Yoga et j’espère ouvrir un cours de yoga avec France Parkinson à Chelles.
En association avec Patricia Dautin, le samedi 16 avril à 14h30 j’organise à Chelles un « Instant-thé » autour de la maladie de Parkinson. Je sais que des professeurs IFY-IDF ont déjà des élèves en cours particulier qui en sont atteints…

Propos recueillis par Marie-Christine Tchernia, professeur de Yoga IFY

L’utilisation du son et de la vibration sonore dans la pratique de yoga

Auteur: 
HEGUY Nicole

L’Instant Thé, rencontre de professeurs, est un espace d’échange et de réflexion autour d’un thème. Nicole Héguy, organisatrice de l’Instant Thé du mois de février, intitulé « Les effets de la vibration sonore dans la pratique du yoga », a réuni cinq professeurs, qui utilisent le son et le chant dans leur pratique (syllabes simples, mantras ou chant védique) pour approfondir avec eux cette «voie du son».

Lié au souffle, qu’il permet d’allonger, le son peut accompagner les postures et avoir toute sa place dans l’assise. Il participe à l’orientation de l’esprit et par ses effets vibratoires à la détente corporelle. C’est à la fois un instrument d’éveil et d’extériorisation quand on le pratique avec des enfants par exemple et une aide à l’apaisement intérieur, très utile pour des seniors.

La « manipulation » des sons doit se faire avec beaucoup de prudence car la vibration sonore accentue les effets de la posture ou de la respiration. C’est un travail tout en subtilité qui nécessite d’être guidé, mais, bien utilisé, le son donne l’ouverture du cœur, il enracine et élève. C’est aussi, paradoxalement, une ouverture vers le silence…

Nous vous laissons découvrir les paroles des participantes...

Ghislaine : « Chacune des participantes a pu partager une expérience de sa pratique autour du son : que ce soit la pratique guidée avec des OM qui ont tout de suite permis l’intériorisation ; les quelques postures au sol avec des sons émis ou intérieurs, pour nous mettre à l’écoute de notre souffle ; le temps de relaxation avec CD, autour du chakra du nombril, pour réactiver le feu en nous ; les postures plus toniques debout avec des O et des A ; ou encore le chant védique pour clôturer ce partage d’expérience, dans l’unité et la diversité »

Jocelyne : « Nous avons baigné dans des sons si divers, que je suis partie avec une énergie vibratoire qui ne m’a quittée que très tard dans la soirée. Nous étions d’ailleurs toutes rayonnantes d’énergie après cette rencontre…»

Murielle : « L’Instant Thé permet de partager, d’expérimenter en commun. Cela fait du bien, surtout quand on se sent un peu isolée en tant que professeur. »

Carole : « Le thème du son m’a particulièrement intéressée : la pratique des postures en association avec la voix est un outil très puissant et apporte beaucoup de force et de joie. Et, au-delà de cet aspect, ressentir l’union du groupe en un seul chant composé de toutes nos voix différentes, en une seule et même vibration, a été une sensation magique ! »

Maryse : « Un beau moment qui est passé “comme un charme”. Avec de bonnes surprises : le soutien des voix ; l’aisance d’un cobra dressé avec un son sifflant ; la puissance légère, soudain, d’un Vīrabhadrāsana ; la plénitude du silence... Lors du tour de table final, nous avons échangé sur les apports du son pour la pratique mais aussi sur les précautions à prendre pour l’introduire dans les cours.
Merci à Nicole de nous avoir réunies autour de cette thématique et à Ghislaine qui nous a ouvert sa porte et offert ce beau lieu, cet espace ouvert, ciel et rivière tout proches. Avec, dans les moments de silence, le pépiement des oiseaux. Le train du retour nous a permis de faire plus ample connaissance. Ah ! les Instants Thé ! »

Nicole Héguy, professeur de yoga IFY


 

Le yoga à l’école

Le Yoga est bel et bien entré dans les écoles

Le Yoga est bel et bien entré dans les écoles

Depuis trois ans, j'anime deux ateliers de Yoga hebdomadaires dans une école primaire publique d'un quartier aisé de Paris, mais où les enfants sont d'origines sociales très diverses.

Le cadre de l'école est très spécifique : délimitée dans son espace, l'école vit selon une temporalité propre.

Dès le départ, mes ateliers Yoga ont dû s'adapter à ce cadre prédéfini et assez rigide. J'ai des groupes d'enfants nombreux (plus de 15) et de tous âges mêlés (de 6 à 12 ans).

Mes cours ont lieu entre 15h et 16h30, ce qui peut être la fin de journée pour certains, après les heures de classe et avant la sortie de l'école, mais qui pour d'autres est un temps situé entre plusieurs activités, jusqu'à 18h.

Les groupes d'enfants changent à chacun des trois trimestres et les activités sont choisies par les enfants eux-mêmes.

Mes séances s'intègrent au temps scolaire et s'adaptent à la configuration du lieu. Mais, de manière intéressante, la circulation qui s'établit là est quasiment sans filtre. J'ai avant tout à faire avec les enfants.

La communication avec les familles est possible mais s'avère restreinte. J'ai pu constater que le Yoga a acquis une place, une légitimité, jusque dans l'institution scolaire. J'ai reçu un accueil très favorable de l'équipe scolaire, dont le regard perplexe est devenu, dans le temps, attentif et bienveillant.

Quant aux enfants, ils ont tout de suite adhéré. Certains pourtant peuvent avoir une résistance vis-à-vis du Yoga.

Dans les moments de détente, le simple fait de s'allonger par terre et de se reposer leur est quasi impossible.

Le fait de me trouver en immersion dans leur monde me permet de repérer les tensions, les raideurs physiques et mentales qu'ils portent déjà - et d'ouvrir un espace où ils peuvent expérimenter une autre manière d'être, à commencer dans leur propre corps.

Inventivité et plaisir, les ingrédients du Yoga à l'école

Un des enseignements que je retire concerne la pédagogie. Le maître-mot est la spontanéité. Tout est ouvert avec eux, plus fortement qu'avec des adultes.

Ils sont le changement même, différents d'une semaine sur l'autre, d'un moment de cours à un autre. Perméables à tout ce qui se passe autour d'eux (bruits, lumière, mouvements).

Ils m'obligent à être réceptive à ce qu'ils laissent passer et à utiliser cela comme support afin de les rendre conscients du moment présent.

Je n'hésite pas à improviser quand je vois qu'ils sont à l'opposé de ce que je voudrais leur faire faire. Je suis souple dans la transmission de certaines notions, j'évite les discours (qu'ils reçoivent en classe) et passe plutôt par un jeu, une remarque pour leur faire comprendre la non-violence, la patience, la beauté.

A l'inverse, je peux être plus exigeante dans la réalisation de certaines postures afin d'en faire ressortir les bienfaits physiques et psychologiques.

Dans ce lien qui se tisse entre nous, nos guides sont l'inventivité et le plaisir.

Le Yoga est un jeu qui sert un but donné (gagner en concentration et tranquillité), un défi lancé à soi et aux autres, plutôt qu'une compétition.
Il revêt des formes multiples au-delà des postures, les mandalas étant leurs préférées.

Le Yoga à l'école est véritablement une respiration, il sort les enfants de la consommation et de l'efficacité et fait d'eux des bijas, graines semées qui donneront de beaux fruits.

Nadia Nasr, professeur de Yoga IFY





Une expérience du yoga avec les ados

Auteur: 
CREPEAU Yveline

Au fil des années, les enfants qui suivaient mes cours, commencés en 2008, sont devenus des adolescents... J’ai donc ouvert un cours spécifique pour répondre de façon plus appropriée à leur évolution. Un vinyāsa krama s’est naturellement opéré.
 
Le yoga pour ados reprend les bases du yoga enfants, mais avec un renforcement constant sur la respiration, permettant de se distancier des problèmes et faire « taire » les pensées désordonnées dues aux changements tant physiques que psychologiques, hormonaux et émotionnels.

Un temps de parole libre au début de chaque cours leur permet de mettre des mots sur leur état, d’échanger, d’être écoutés et à l’écoute des autres. Avec un rapport de confiance instauré depuis longtemps entre nous, confidences et interrogations sont aisées. C’est aussi l’occasion d’aborder les yama-niyama pour développer l’estime de soi, la bienveillance, l’honnêteté, l’autodiscipline, le respect.

Les  dix à quinze postures exécutées sur un rythme soutenu, certaines en statique, augmentent la persévérance, la stabilité et la force musculaire, notamment avec les postures d’ouverture, d’équilibre et les torsions. Les ados attendent aussi d’être surpris par de nouveaux enchaînements qui, parfois émanent de leurs propres propositions. Les variantes sont toujours bien appréciées, ainsi que les postures en binôme. Une des jeunes a décidé d’elle-même de pratiquer des postures de yoga lors d’un examen scolaire où la discipline sportive était au libre choix de l’élève. Elle était ravie de m’annoncer sa bonne note.

Capter leur attention est un objectif permanent à garder pendant la séance car les ados d’aujourd’hui sont  « décentrés » de par leurs habitudes à « zapper » d’un sujet à l’autre, d’une technologie à une autre, d’un centre d’intérêt à un autre, mais également à la recherche de leur propre identité. Les ados sont aussi stressés, avec des problèmes de sommeil, des angoisses qui s’ajoutent au mal-être ressenti par leur changement physique constant et leurs doutes sur l’avenir.

Chaque séance se termine par une relaxation guidée bien appréciée, avec une histoire inspirante et apaisante, suivie d’une assise méditative de quelques minutes en cercle pour se relier à soi, mais aussi aux autres.

Yveline Crépeau, professeur de yoga IFY





 

Yoga et éducation

Auteur: 
MARGHERITA Marina

« Qu’est-ce que le yoga ? » « Une gymnastique un peu philosophique », répond une de mes petites élèves de 9 ans. Quand je lui demande d’expliquer ce qu’elle veut dire, elle ajoute : « Quand je fais du yoga, j’apprends des choses sur moi-même. » Je doute qu’un adulte puisse donner une définition aussi claire et profonde de cette discipline après quatre mois de pratique, ce qui me fait penser que le yoga est congénial aux enfants.
 
Définitions et objectifs

En  laissant libre cours à mon imagination pour remonter à ses origines, je vois des hommes qui, vivant en communion avec la nature, sentaient le besoin de l’apprivoiser et d’en intérioriser les énergies par l’intermédiaire de positions corporelles. Ces postures, telles des prières, étaient intégrées dans les rites pour demander la protection des divinités, qui personnifiaient souvent des éléments de la nature comme la foudre ou le rayon du soleil. Certaines postures permettaient à ces hommes de s’identifier à des personnages mythiques, parfois des demi-dieux, pour s’élever à leur hauteur et absorber leurs qualités – la lumière de Marīcy (1-1) le courage de Vīrabhadra (2-2) [ndrl: voir postures associées à cet article]. Le yoga réunit et harmonise les différents aspects de l’être, du corporel au spirituel. Attirés par sa dimension ludique, les enfants y adhèrent sans réserves, ce qui me porte à croire que le yoga peut jouer un rôle important dans l’éducation.

Pour le confirmer on peut remonter aux étymologies des deux mots. Le mot yoga, du sanskrit yuj, veut dire « union », à la fois comme moyen d’unification de l’être et comme outil pour relier l’esprit à un objet d’attention. Le mot « éducation », du latin ex-ducere ou educare, veut dire « extraire, porter à la surface, faire éclore, développer ». Le yoga et l’éducation visent à harmoniser les facultés de l’individu et à développer ses capacités, entre autres celles de l’attention et de la concentration.

La découverte de soi-même

Selon l’aphorisme 2 du IV livre du Yoga-Sūtra de Patanjali (3) « le développement de la nature se fait par sa propre abondance ». Chaque être humain est unique, sa nature est riche de potentialités, comme un champ à cultiver. L’éducateur, dit l’aphorisme suivant, comme le fermier, respecte le terrain en créant les conditions pour qu’il donne ses fruits. Tout est déjà dans la graine ; le fermier se limite à enlever les obstacles qui empêchent la graine de germer.

Les membres du yoga (Yoga-Sūtra II-29)  correspondent aux domaines dans lesquels l’enfant peut s’épanouir : la relation aux autres et à soi-même, le corps avec son potentiel énergétique, les sens pour appréhender le monde extérieur, l’esprit comme moyen pour le connaître et rentrer progressivement en contact avec son intériorité. Si au départ l’éducation, comme le yoga, vise à développer toutes les facultés de l’être, quand on rentre dans la sphère de l’instruction scolaire, le savoir et la performance sont mis en avant pour répondre aux attentes de la société. Or l’acquisition d’un savoir n’a de sens que si elle s’accompagne d’une découverte de soi-même et de ses potentialités, comme nous dit l’aphorisme 17 du livre I du Yoga-Sūtra de Patanjali : « Le processus vers la  connaissance se fait par étapes, en allant du plus superficiel vers le plus profond. Il construit la personnalité et s’accompagne d’un sentiment de joie. » A partir de l’âge scolaire, le yoga peut interagir avec l’éducation en aidant le jeune à réaliser son svadharma, à savoir : mettre ses capacités au service de la société, tout en restant en accord avec sa loi intérieure.
 
Les moyens

Pour accomplir cette tâche le yoga dispose d’un certain nombre d’outils techniques et pédagogiques.

• La posture

La posture  permet à l’enfant de descendre dans son corps de façon consciente, pour désencombrer son mental, exprimer ses émotions et se renforcer physiquement et psychiquement. La respiration, introduite progressivement, contribue à ce travail de conscientisation de l’être par le biais du corps. On privilégiera les positions qui ouvrent le thorax, renforcent le dos et les membres, les postures d’équilibre, les enchaînements dynamiques en faisant appel à l’imagination de l’enfant pour les réaliser (3, série d’images). Assumer la position du lion (4) en émettant un rugissement lui permet de canaliser son agressivité, s’identifier à l’éléphant (5) l’invite à en explorer la force tranquille, rester immobile comme un lézard (6) qui guette sa proie le pousse à cultiver la vigilance. Sentir que dans Vīrabhadrāsana, la posture du héros de Shiva, il ouvre mieux sa poitrine s’il est ancré dans ses jambes, lui permet de comprendre que le courage se développe à partir d’un sentiment de stabilité. A chaque fois qu’il  habite par la posture une pièce de sa maison intérieure, il  définit l’image de lui-même dans ses limites et ses capacités et apprend qu’un travail corporel progressif et adapté peut repousser les unes et développer les autres.

• La progression, le vinyāsa krama

L’outil technique qui permet ce travail dans la pratique du yoga s’appelle vinyāsa krama et désigne une façon d’enchaîner les postures en allant du plus facile au plus difficile. Chaque posture prépare la suivante et échauffe graduellement le corps pour faire face à la difficulté dans les meilleures conditions. Le vinyāsa krama est « une stratégie de succès qui consiste à connaître son point de départ pour mieux définir son objectif  et tout mettre en œuvre pour le réaliser » (4). Dans une trajectoire de progression allant d’un point A (la première position) vers un point B (la posture cible), il s’agit d’approcher la difficulté en se fixant une série de mini-objectifs intermédiaires qui sont plus faciles à atteindre que l’objectif final (7).

Intégrée corporellement par la pratique, cette stratégie aide le jeune à se libérer de l’anxiété des résultats et à s’engager dans l’action avec une totale attention. Débarrassé du souci de la performance, il fait face aux situations de la vie (un examen, une compétition) dans les meilleures conditions pour être performant. La confiance en soi, qu’il développe, lui permet de vivre les échecs comme des opportunités pour tester sa motivation et continuer à avancer en réajustant sa stratégie. Il s’ouvre au monde et aux autres qui ne représentent plus une menace.

Dans le cours de yoga l’esprit de compétition peut être réorienté vers une émulation constructive au sein d’un groupe où chacun trouve sa place, soutenu et encouragé dans ses progrès par les autres. On construit la pratique ensemble, à partir des suggestions de chacun, on montre ou on guide à tour de rôle son enchaînement, on pratique par deux en s’entraidant.

La séance de yoga devient l’espace où l’enfant, pleinement reconnu, est écouté et écoute les autres, est encouragé à devenir autonome et à prendre ses responsabilités au sein du groupe. Stable sur ses bases, confiant en lui même, il se prépare au passionnant combat de l’existence, déterminé à y trouver sa place et à respecter celle des autres. Nouvel Arjuna (5), il a intégré le message de la Bhagavad Gītā  « Nul effort commencé ne se perd, nul empêchement ne survient » (6) ; « tenant pour égaux plaisir et peine, profit et perte, victoire et défaite, rassemble tes énergies pour le combat ; ainsi tu ne souffriras aucun mal » (7). Ainsi « victorieux, tu jouiras de la vaste terre » (8).

Marina Margherita, Formatrice IFY-IDF
 
(1) Divinité de la lumière de l’aube.
(2) Héros au service de Shiva.
(3) Texte de référence du yoga écrit entre le IIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle apr. J.-C.
(4) Voir la contribution de Marina Margherita au texte du site de l’IFY.
(5) Héros de la Bhagavad Gītā, texte de la Tradition hindoue, partie de l’épopée du Mahābhārata.
(6) Bhagavad Gītā : chant II-41.
(7) Idem : chant II-38.
(8) Idem : chant II-37.




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Le yoga fait son festival

Pour la troisième fois, le yoga a fait son festival, quatre jours durant (du 23 au 26 octobre) à la porte de la Villette, alors que le 21 juin s’était déroulée la première « journée internationale du yoga ». Le yoga, depuis quelques années, se montre, s'exhibe, pourrait-on dire ! Le yoga, les yogas.
Pour la première fois, notre fédération était présente au Yoga Festival. Je vous livre quelques impressions de ces quatre jours où, alternativement, j'ai déambulé, répondu aux questions des visiteurs, participé à des conférences et à des ateliers, chanté les sutras de Patanjali et observé, en voisine, les pratiques proposées dans l'espace central (notre stand jouxtait cet espace).
Le premier jour, je me suis sentie perdue, étourdie, avec une sensation de « trop de bruit », de « foire », de kaléidoscope. Puis, au fil des jours, j'ai fini par m'y sentir « comme à la maison », un jour de grande fête, entourée de la famille proche, de cousins éloignés mais aussi de quelques invités étonnants et même étranges. La curiosité l'a finalement emporté. Et j’ai été...
Amusée : des conférenciers qui s'interrogent sur leur participation au rassemblement, modalité si éloignée de leur façon habituelle de transmettre, un préambule à leur intervention.
Touchée : par la seule présence de certains intervenants qui incarnent si fortement leur message.
Prise de vertige : devant la variété des séances de yogas.
Ramenée vers le passé : avec la recherche de l’alignement dans la pratique et les postures hiératiques du Yoga des Pharaons.
Heureuse : de la découverte de nos voisins, les pratiquants de la Fédération nationale de yoga du son
Emerveillée : par les visiteurs et leur questionnement, leur recherche. De belles rencontres. Si beaucoup recherchaient un cours, une adresse, d'autres s'interrogeaient sur le chemin du yoga, sur la façon de l'intégrer dans leur vie, sur la spécificité de notre fédération, les cours particuliers. Des professionnels de santé s'informaient sur les formations à l'enseignement. Pas le temps de s'ennuyer. La prochaine fois, il faudra prévoir chaises et boisson car beaucoup s'asseyaient pour parler. Comme à la maison ! Comme des invités !
 
Maryse Jobert

L'IFY-IDF et moi au Carreau du Temple, le samedi 11 juillet 2015

Le témoignage d'Anne
D'habitude, je n'aime pas trop les vastes espaces collectifs et les groupes de grande taille. Cependant l'idée me plaisait que L'IFY-IDF organise une pratique de yoga pour un large public au Carreau du Temple. Je ne connaissais ce lieu que de renom, un marché de tissu d'antan. Il y avait un vent d'aventure qui me souriait. Yoga et tissus me semblaient pouvoir s'accorder.
            Il y avait un beau soleil ce jour-là sur Paris. Je suis arrivée au Carreau du Temple intriguée mais aussi, je dois le dire, un peu sur mes gardes.  Dès que je suis entrée dans cette grande halle de métal et de verre, au sol parsemé de tapis de couleur vive, je m'y suis tout de suite sentie bien. Je me suis allongée et j'ai attendu le début de la pratique.
            De la verrière au dessus de moi le soleil entrait à certains endroits, laissant des espaces dans la pénombre. Le public nombreux arrivait par petits groupes d'amis. Il y avait aussi des personnes seules de tout âge, des femmes et des hommes, tous en tenue souple. Il était évident que chacun(e) se préparait à vivre un temps de yoga. Dès que la séance à commencé je me suis laissée guider en toute confiance. J'ai vécu un moment unique au Carreau du Temple. Je me suis étonnée d'accéder sans effort à un état de yoga qui m'a semblé largement partagé malgré le nombre impressionnant de yogis – 150, il paraît.
Anne Guerin

Le témoignage d'Alain:
J'ai bien apprécié cette séance, faire un cours à 12 ou à 150 ne change rien pour la bonne concentration; les animatrices étaient très claires dans leurs consignes, l'espace du carreau, la luminosité, la vue sur les immeubles anciens donnaient une belle atmosphère.
Et pour rester dans le quartier, déjeuner au marché des enfants rouges; lieu typique à proximité.
Alain, un jeune pratiquant (récent) au cours de Laurent Nadolski