Yoga et maladie de Parkinson

Auteur: 
GABINSKI Paula
Le yoga s’adresse à l’être tout entier. Que peut-il apporter à une personne atteinte de la maladie de Parkinson? Afin de partager mon expérience en la matière, j’ai proposé de consacrer à ce sujet l’Instant Thé (ndrl rencontre entre professeurs d'un même département) du samedi 16 avril.
Réunis à Pontault-Combault, six professeurs, dont trois venus pour s’informer, ont pu échanger. Voici des extraits de leurs interventions.
 
Patricia Dautin-Le Roux
« Dès juin 2013, j’ai dispensé Guy un cours hebdomadaire. Il pratiquait seul 20 minutes par jour. Le yoga l’aida à se redresser, à maintenir l’attention et à porter la fourchette à sa bouche. Juin 2014, lors d’une réunion avec France Parkinson à Melun, ils firent une démonstration qui se transforma en une session collective. »
Depuis septembre 2015 à Pontault-Combault, Patricia a un groupe de 12 personnes dont 9 malades. Elle utilise le mur, la chaise et tout support disponible.
 
Paula Gabinski

« J’anime à Chelles et à Courtry un cours senior, on y explore les adaptations. Mars 2015, Claude qui était à la rencontre de Melun, me demanda des séances à domicile. La maladie touche tout son côté droit, la marche est difficile. Au début, elle restait assise liant le geste au souffle et aux sons. Puis, elle pratiqua debout et à quatre pattes. Le ballon de gym aida pour détendre le bas du dos et chercher l’extension du corps. Elle était très inventive. Septembre 2015, nous avons créé à Lagny un groupe de 6 personnes : 5 malades et 1 aidante (l’aidant désigne un proche vivant au quotidien avec une personne malade et la séance lui est aussi bénéfique) ».
 
Marie-Christine Tchernia
« Je reçois tous les quinze jours Robert, 72 ans. Une relation de confiance s’est vite installée. Il est au début de la maladie et il a deux prothèses de hanche ce qui ne favorise pas le mouvement. La difficulté est de trouver l’effort juste afin qu’il ne soit pas fatigué après la séance. Il aime faire le héros. Il est de bonne volonté et il pratique à domicile. »
 
Maryse Jobert

Elle nous a adressé son témoignage : elle suit en cours particulier une fois par mois une femme active de 69 ans et qui pratique seule 3 fois par semaine.
 
A la lumière de ces quelques exemples, on voit bien que le fait de rendre une part d’autonomie aux personnes atteintes de cette maladie passe d’abord par l’adaptation des postures, avec ou non l’aide de supports, l’accompagnement hebdomadaire ou quinzomadaire et par une pratique personnelle.

Par Paula Gabinski, professeur certifiée
 
La réflexion s’est poursuivie avec la construction de deux pratiques....


Paula Gabinski, Patricia Dautin Le Roux, Marie-Christine Tchernia, Carole Charpentier et Catherine Pejac




2ie pratique