A LA UNE

Le Corps en yoga à la lumière de l'anatomie

Auteur: 
JAILLARD Pascale
Pascale Jaillard et Dorothée Hrmo, toutes deux professeures de yoga, ont réalisé à quatre mains un ouvrage reliant la pratique du yoga à un certain nombre de repères anatomiques : Le Corps en yoga à la lumière de l'anatomie,  aux éditions Vigot.

Les deux autrices invitent à parcourir les principales régions structurelles du corps – bassin, colonne vertébrale, ceinture scapulaire – afin de respecter la singularité de chacun et de développer une perception éclairée.
Dans chacune des trois parties, développent les points théoriques et proposent des exercices pratiques et des séances complètes, allant de 5 minutes à 1 heure, certaines séances bénéficiant d'un guidage audio accessible grâce à un code QR.

Grâce à cet ouvrage il sera plus facile aux pratiquants de repérer clairement les structures du corps mises en jeu dans les postures.

En librairie le 5 novembre 2020.

Le mirage du progrès

Auteur: 
LE MASSON Philippe

Par Philippe Le Masson, formateur IFY

                                                                                                              

Photo : Shiwa


Pourquoi les citadins font-ils le choix de la condescendance plutôt que celui de la considération ?
Je croise beaucoup de monde lors de mes déplacements parisiens et rares sont ceux qui se sourient ou se parlent respectueusement. Nombreux sont ceux qui, au mieux, s’ignorent ou se bousculent sans s’excuser ou au pire s’insultent… Cette tension, exacerbée par la promiscuité dans les transports notamment, est palpable pour celui qui arrive de l’extérieur ou qui prend un peu de recul dans son quotidien.

Depuis quelque temps on nous parle du progrès de la 5G, censée révolutionner nos vies. Mais la 5G n’est absolument pas un progrès, c’est une simple évolution technique qui assouvira notre désir ardent de consommer toujours plus, toujours plus vite. Je ne vois pas là de progrès si ce n’est celui d’une aliénation consumériste.

Nous progressons vers plus de méconnaissance.

Tous ces écrans et cette frénésie de consommation, dont l’objectif est de remplir un vide existentiel, nous mènent vers plus de dispersion et moins de conscience de soi. La vie intérieure se fortifie du vide extérieur, nous dit Éric-Emmanuel Schmitt.
Pour sortir de cet écueil s’imposent à nous des choix et notamment celui de l’humanité. Assumer notre humanité plutôt que notre animalité pulsionnelle serait le changement promis par les commentateurs de l’après-confinement. Ce fameux lendemain que nous attendons tous comme un jour meilleur. Le seul progrès à faire est d’assumer fermement des choix :

• La considération plutôt que la condescendance. Considérer l’autre en tant qu’humain et non comme un ennemi.
• L’amitié plutôt que le rejet. Parfois un sourire peut changer notre journée.
• La confiance plutôt que la peur notamment dans cette période tellement étrange où la peur transpire partout entretenue par l’hystérie médiatique.
• La simplicité plutôt que la surconsommation. Moins mais mieux !

Mais ces choix demandent recul et réflexion. Saurons-nous le prendre ce recul alors que tout nous conduit vers toujours plus. Plus de biens, plus de datas, plus d’individualisme, plus de communautarisme… alors que ce qui nous relie tous et toutes au-delà de nos différences c’est notre humanité.
Peut-être, cela vous paraitra teinté d’angélisme mais le soi-disant progrès qui veut nous vendre des réfrigérateurs ou des poubelles connectées n’est qu’une réponse pulsionnelle à l’angoisse de l’époque. Faisons les bons choix !

Hanumân ou le voyage dans l’espace

Auteur: 
PRIOUL Sylvie

par Sylvie Prioul, professeure IFY

C’est dans le RâmâyanaLa Marche de Râma –, l’autre grande épopée indienne avec le Mahâbhârata, que nous sont contés l’enfance et les exploits d’Hanumân, le dieu à tête de singe.
Même si on peut le qualifier de « secondaire », par rapport aux grands dieux que sont Vishnu et Shiva, il jouit d’une extraordinaire popularité, popularité qu’il partage avec un autre dieu mi-homme mi-animal : Ganesh, le dieu à tête d’éléphant. Comme si la part animale de ces dieux, leur imperfection, les rapprochait des hommes. Hanumân, corps humain, tête et queue simiesques, grands bras et forte pilosité, est souvent choisi comme divinité d’élection par les lutteurs ou les pratiquants d’arts martiaux qui voient en lui un modèle de combattant, à la fois d’une force surhumaine et d’une droiture sans faille.
Photo : Agnieszka Kowalczyk

Fils du Vent

Hanumân est fils du Vent, Vâyu, et d’une nymphe céleste, Añjanâ, qui, à la suite d’une malédiction, dut renaître sous la forme d’une guenon. L’un de ses noms, car les dieux en ont toujours beaucoup,  est Âñjaneya – « Fils d’Âñjanâ ». Le nom d’Hanumân lui vient d’un épisode qui se déroule dans sa jeunesse : enfant, alors que sa mère l’a laissé seul, il prit le soleil levant pour un fruit et bondit dans les airs pour s’en saisir, déclenchant la colère d’Indra, le roi des dieux, qui envoya sa foudre contre lui ; heurtant une montagne, le jeune singe se brisa la mâchoire gauche et c’est ainsi qu’il devint « Hanumân » qui signifie : « à la mâchoire (hanu) brisée » ou simplement « à la forte mâchoire »). Voyant son fils défiguré et sans vie, Vâyu « coupa les souffles vitaux des créatures »* et le monde entier commença à étouffer. Pour l’apaiser, Brahmâ rendit la vie à l’enfant et demanda aux autres dieux de le combler de faveurs, et, comme les bonnes fées sur le berceau d’un nouveau-né, ils lui accordèrent d’être invulnérable aux armes de tous les dieux, y compris la foudre d’Indra, d’ignorer le découragement sur le champ de bataille, de changer de forme à volonté, de courir à la vitesse du vent… Mais il ne prendra conscience de ces dons exceptionnels que quand la nécessité s’en fera sentir. Son père, satisfait, se remit à souffler et le monde à revivre.
Ce passage met en évidence le fait que Vâyu est la personnification de Prâna, l’énergie vitale. Hanumân, en tant que fils du Vent, est lui aussi symbole de cette énergie qui anime toute la création. Vâyu règne dans tout l’univers, de même qu’il régule chaque être humain. On peut lire dans l’Atharva Veda – l’un des quatre Veda (textes révélés de la tradition brahmanique) –, que comme « l’air tisse l’univers, le souffle tisse l’homme »…

Héros du Râmâyana

Le Râmâyana raconte l’exil dans la forêt du prince Râma (le « Charmant » et le « Sombre ») – incarnation de Vishnu ; l’enlèvement de Sîtâ, son épouse, par Râvana, un démon roi de Lankâ (l’actuel Sri Lanka) qui règne sur les râkshasa ; le désespoir de Râma qui part à sa recherche dans la forêt ; sa rencontre avec le roi des Singes, Sugrîva, qui, après quelques péripéties, charge Hanumân, son général en chef, de retrouver la belle Sîtâ. C’est le voyage d’Hanumân à Lankâ qui nous intéresse ici, mais pour vous rassurer, sachez que Râma retrouve Sîtâ, tue Râvana et accède au trône qui lui était destiné.
Hanumân part donc au sud de l’Inde et arrive au bord de l’océan qui le sépare de l’île de Lankâ… Il a un moment de découragement, mais un vieil ours – les ours sont alliés aux singes dans cette quête –, lui rappelle opportunément qu’en tant que fils du Vent il peut voler… Hanumân découvre à ce moment qu’il peut utiliser les super-pouvoirs octroyés par les dieux : il va se mettre à grandir « comme l’océan les jours de pleine lune », rassembler toutes ses forces et d’un bond prodigieux s’élancer dans l’espace. Pressé d'atteindre son but, il refuse l’aide du mont Mainâka qui lui propose de se reposer à mi-parcours et échappe grâce à ses pouvoirs à une monstresse qui veut le dévorer. Une fois à Lankâ, reprenant une taille normale, il parvient à se faufiler dans la ville et au sein même du palais de Ravâna. Il retrouve Sitâ, se fait reconnaître d’elle grâce à un anneau que lui a confié Râma, mais elle refuse de le suivre : elle veut que son mari vienne lui-même la délivrer.
Hanumân accomplira d’autres exploits fabuleux au cours de l’épopée, dont le transport dans les airs d’une montagne himalayenne afin de sauver le frère de Râma blessé à mort – et cela d’une seule main ! Une scène souvent représentée tant dans les peintures que les bas-reliefs. Mais revenons à son premier  voyage dans l’espace…

Le saut vers l’inconnu

L’auteur du Râmâyana, Vâlmiki, comme s’il usait d’un ralenti cinématographique, décrit par le menu tout ce qui agite le héros avant le décollage : « Hanumân secoua ses poils et frémit ; s’apprêtant à bondir, il replia en cercle sa queue poilue et la fit tournoyer dans les airs. Le singe raidit ses bras, pareils à deux grandes masses de fer, fléchit son corps au niveau des hanches et ploya les jambes. Contractant de même ses bras et sa nuque, le bienheureux héros rassembla toute son énergie, toute sa force et tout son courage. Regardant de loin, les yeux levés vers le ciel, le chemin qu’il devait prendre, il bloqua ses souffles en son cœur, à la vue de l’espace à traverser. Le puissant Hanumân, cet éléphant parmi les singes, prit de ses deux pieds une ferme assise sur le sol et rabattit ses oreilles, prêt à bondir. »
Enfin, Hanumân se propulse dans les airs : « Hanumân, le plus grand des héros simiens, s’éleva d’un bond dans les airs, sans que fléchit son ardeur. Son élan fut si vigoureux que les arbres qui poussaient sur la montagne replièrent toutes leurs branches et furent projetés de tous côtés. Et commence son vol au-dessus de l’océan : « Tandis qu’Hanumân survolait l’océan, le vent en s’engouffrant dans les plis du tissu qui lui recouvrait la taille, grondait comme un nuage d’orage. La vision dans le ciel de cet éléphant des singes pouvait faire penser à la chute d’une comète avec sa queue descendue des confins du firmament. »

L’arrivée à Lankâ

Hanumân touchant au but songe que son aspect gigantesque risque de le faire remarquer des râkshasa. Alors, « il ramena son corps, de la dimension d’une montagne, à une taille ordinaire, de même qu’après un moment de folie on redevient soi-même. »
« Lui qui avait franchi l’océan – exploit à tout autre impossible – en prenant différentes tailles, toutes plus prodigieuses les unes que les autres, retrouvait une dimension commune et se concentrait sur lui-même toujours dans un même but. Il se posa majestueusement, telle la pointe d’un vaste nuage sur l’un des sommets aux crêtes splendides du mont Lamba. […] Bien qu’il vint de parcourir une centaine de lieues avec la plus grande célérité, le glorieux Hanumân n’était ni essoufflé ni fatigué. »
Ce dernier paragraphe pourrait être la définition de l’attitude du parfait yogi : n’ayant jamais perdu de vue son but, quels que soient les obstacles rencontrés, prêt à continuer sa quête, il est plein d’une énergie renouvelée et parfaitement canalisée. Par sa fidélité et son dévouement à Râma (n’oublions pas que Râma n’est autre que Vishnu!), vantés tout au long de l’épopée, Hanumân représente aussi le disciple accompli.

La pratique

Plusieurs âsana portent les noms du dieu-singe :
• Hanumânasana – le grand écart – symbolise le saut prodigieux que le dieu réalise pour se rendre à Lankâ. Moins connue, une autre posture porte également ce nom : un équilibre debout, qui fait référence à l’épisode du transport de la montagne.
• Âñjaneyasana, grande fente, genou arrière au sol ou légèrement soulevé, bras levés, tête entre les bras. Cette posture, plus facile à réaliser qu’hanumânasana, figure dans la séance qui suit.
Pratiquer ces âsana est une façon de s’approprier corporellement  et d’intérioriser les qualités d’Hanumân : courage, force, endurance, persévérance… Ces postures comme les bija mantras – mantras racines – qui sont associés à Hanumân, (HAM, HRAM…) produisent un effet  brimhana.
Le mantra proposé à la fin de la séance est le suivant :  OM ÂÑJANEYÂYA NAMAH.
Bonne pratique !

Cliquez ci-dessous pour voir la séance dessinée.

*Toutes les citations sont extraites du Râmâyana, Vâlmiki, « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard.

Autres sources :
Le Râmâyana, conté selon la tradition orale, « Spiritualités vivantes », Albin Michel.
La Mythologie hindoue : Vishnu, Vasundhara Filliozat, Editions Âgamât.
Yoga et symbolisme, Shri Mahesh, Centre de relations culturelles franco-indien.

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seance_anjaneyasana.pdf326.01 Ko

L’ineffable vacuité de l’espace

Auteur: 
LAUTIE JEAN PIERRE

par Jean-Pierre Lautie, élève en formation


Dialogue entre le yogi et l'Espace

Le Yogi : Salutations ! Je suis, là.
L’Espace : Sois, le bienvenu. Eternellement.
Y : A nouveau me voici à tes pieds… ou bien serait-ce l’inverse ?
E : Qui saurait dire où et quand commence l’espace ? Le tien, le mien, chacun à la fois au centre et aux confins d’une énergie qui nous dépasse. Dans tous les cas, toujours au service l’un de l’autre, de sorte que le principe issu de cette déflagration primordiale sans cesse se transforme et perdure.
Y : Mais je ne suis rien devant toi ! Depuis longtemps je me questionne sur ta relative immensité, sur tes méandres de circonvolutions… et nombre de ces matières étranges qu’on ne saurait bien définir. Tel un bhâvana tourné sur le modèle d’un grand abandon, à chaque nouveau cycle, je me fais humble devant toi. Au fil d’innombrables années et dans la lumière, en différentes coordonnées tout comme en mon for intérieur, je peux faire l’expérience de l’inertie puis de l’expansion. La conscience universelle et le calme parfait sont toujours présents, parfois à ma portée…
E : « Tad eva artha matra nirbhasam svarupa shunyam iva samadhih » (Yoga-sûtra, III-3): « Quand le témoin rencontre cela même qui n’a pas de forme, le calme parfait apparaît.»
Y : … oui, parfois à ma portée, si gigantesques soient ces mouvements entropiques, ces contractions de forces et ces rotations célestes !
E : Je suis certes spiralé, maintes fois spiralé… et en mon centre la vacuité. Et comme se plaisent à dire tes congénères astrophysiciens, cette vacuité n’est pas le vide intersidéral, n’est pas le vide tout court… plutôt le potentiel infini d’où émerge toutes les possibilités données à l’atome, à l’humain, et aux autres.
Y : Ces atomes parlons-en ! Ils ne sont principalement que vide organisé autour d’un noyau infime et de quelques particules élémentaires, et idem en ces éléments constitués d’infinitésimaux quarks. De nos microcosmes cellulaires au cosmos illimité, il semble y avoir plus de vide dans toute la création que de matière !
E : La grande Voie, qu’elle soit lactée ou adamantine, est la même en tout cœur et en toute constellation. Shunya n’est pas ce vide vacant, néant métaphysique ou religieux. Shunya est Vide dépourvu de… Vidé de… de quoi selon toi ?
Y : ... ?
E : De son plein tout simplement. Le sans-forme, le non-né, le non- composé, le non-manifesté, n’est-ce pas cet essentiel, ce Tout que tu recherches via cette plate-forme des possibles que je représente ?
Y : Alors, contre Aristote et son horror vacui qui a prédominé les sciences dures pendant deux millénaires, tu argues que la nature n’a pas horreur du vide mais qu’au contraire, la nature est l’amour du vide ?
E : Il ne sera pas le dernier à émettre des hypothèses de travail...
Y : Oui : de la « quinte essence » d’Empédocle, en passant par l’éther des Grecs à sa suite, le Prâna des Hindous, et jusqu’à la matière noire des chercheurs contemporains. Tout nous dirige vers Rien ! Est-ce encore un dvandva à résoudre ?
E : Certaines réponses apparaitront d’elles-mêmes. « Isvara pranidhanad va » (YS, I-23) : « Ne t’en fais pas. ». Et dépose délicatement et fermement tes pieds sur moi, comme chaque matin depuis longtemps. Après tout, je ne suis que l’espace de ton tapis de yoga !
Y : D’aucuns diraient « Petit mais sans fin ! »
E : Résumons donc : « Atha yoganushasanam » (YS, I-1) : «  Et maintenant : pratiquons ! ».

Photo : Brian McMahon

Quoi de plus stimulant pour évoquer l’espace, le lieu de nos possibles dans la pratique du yoga, que d’explorer les principes qui le rendent prégnant ?
Extraordinairement multiples, juxtaposant l’infinité de nos potentiels d’actions, de compréhensions, et un rapport personnel à la dualité absence/présence inexpressible dans son essence. Ainsi, la notion de vacuité et ses variantes sont, moins paradoxalement qu’il n’y parait, un bon moyen de s’approcher de l’espace dans ses différentes dimensions : scientifiques et corporelles, mentales, sensitives et philosophiques.
Telle que nous l’expose Trinh Xuan Thuan, dans un chapitre traitant des systèmes de numérotation des premières civilisations et des différentes erreurs de pensée à travers les âges, l’apparition du chiffre 0 nous invite à expérimenter La Plénitude du vide (Albin Michel, 2016). C’est la conceptualisation du 0 (apport indien et non arabe : ces grands amoureux des sciences ont simplement répandu, via des traductions sanskrit-arabe puis arabo-latine, le concept emprunté à l’est de leur territoire au VIIIe siècle) qui sous-tend l’infini et le vide honnis par les anciens Grecs, qui permet le démarrage des mathématiques modernes et l’abandon, dans l’espace concret, des bouliers, abaques et autres cordelettes.

«Regarder loin, c'est regarder tôt »

Un autre savant vulgarisateur de talent, Hubert Reeves, expose dans Patience dans l’azur (Seuil, 1981) la maxime suivante : « Regardez loin, c’est regardez tôt. » Entendez qu’observer grâce aux télescopes les plus puissants le cosmos et les objets célestes les plus lointains revient à observer littéralement les premières secondes de l’univers, juste après le big bang, un passé immémorial à peine concevable… Dans nos pratiques diverses, et surtout méditatives, je pose par analogie inversée, que s’intérioriser profondément, au plus proche du souffle intime, revient à être toujours plus présent à soi et au monde, à observer avec toujours plus d’acuité le plus intense de sa propre actualité (à la lunette « égonomique » d’asmita, au sens de Je-suis-té ?).
L’espace-temps du tapis de yoga, quand il rythme quotidiennement nos saisons, s’applique dans le champ et le hors champ, dans le narratif et l’ellipse, dans le su et l’insu. Il étend sa place dans chaque mouvement, interne ou externe, permis par l’espace vierge qui nous laisse libres d’y appuyer notre empreinte. Car c’est un espace qui devient créateur et synonyme de libertés : dans les mouvements vigilants du corps et des flots cognitifs, dont les enseignements de Patañjali nous aident à minimiser les effets de marée ; s’étalant depuis les imperceptibles étirements du réveil jusqu’aux mouvements, ô combien psychiques, du temps du rêve.
Les intuitions philosophiques de nombreux courants de pensée sont aujourd’hui corroborées par les découvertes scientifiques de ce siècle : c’est bien le vide qui définit la matière, la vacuité d’où émerge la manifestation, le vacant qui induit le mouvement. Aussi l’espace, et ses différents espaces, n’ont pas fini de nous en conter.

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